Pavillon Turquoise n° 12

Fantin Latour – Autour du piano (Salon de 1885)

 

La musique d’Éric Barret

Eric Barret a consacré sa vie musicale au Jazz, ce musicien exceptionnel nous l’avons interrogé non sur sa trajectoire mais surtout sur sa manière de pratiquer son instrument, le saxophone. Vous l’entendrez donc parler de l’instrument, et du rôle que celui-ci a joué dans l’histoire du Jazz à travers ces magnifiques musiciens que furent Charlie Parker, Sonny Rollins, Jerry Mulligan, John Coltrane et Wayne Shorter.

Site d’Éric Barret

Bruno Mathon s’aventure dans ce Cristal n°4 à ses risques et périls, lui aussi dans une improvisation, cette fois-ci de la pensée, au sujet de l’origine humaine de la musique, en relation avec la pensée indépassable de Georges Bataille.

Cristal n°4 – « Peut-être… »

 

André Guil, comédien et chanteur nous a quitté en 1996, formé par Alexandre Kourepov dans les années 80, il fut le partenaire de Jean-Michel Vier et d’Emmanuel Rey.

Hommage à André Guil

Lexikone n° 5

Qu’est ce que le Lexikone ? Une forme réunissant une image et un texte, comme une petite œuvre.

dessin Hélène Gadoury

De temps en temps, et toujours sans prévenir, certaines mélodies que je reconnais d’emblée – ce sont toujours les mêmes – viennent se glisser subrepticement dans mon travail musical quotidien. Leur grande simplicité, leur aspect innocent autant qu’inoffensif m’incite chaque fois à ne pas leur prêter beaucoup d’attention, et ainsi, depuis longtemps je les ai laissées s’installer dans la maison. Elles se tiennent correctement et ne m’importunent jamais depuis toutes ces années qui m’ont peu à peu habitué à leur présence. Mais il arrive parfois, rarement il est vrai mais avec ce petit brin d’audace nécessaire, qu’elles viennent se glisser délicatement sous mes doigts tandis que je m’efforce laborieusement de « travailler » un morceau au piano. Elles s’égrainent alors si facilement, sans le moindre effort de ma part et avec toujours cette émotion, si forte, si troublante, que soudain je prends conscience de leur puissante présence auprès de moi… Et puis, très vite, je les oublie, je n’y prête plus la moindre attention. Depuis tant d’années nous cohabitons ainsi, sans difficulté particulière, sans véritable indifférence non plus, non, avec plutôt cette familiarité qu’on entretient avec son propre corps. Mais maintenant que le temps commence à tisser sur mon existence une étoffe plus dense, plus serrée, il me vient à penser qu’elles sont en vérité ma propre mémoire et qu’il leur aura fallu tout ce temps passé à se faire oublier pour que je prenne enfin conscience de leur nature et que je puisse débuter un véritable dialogue avec elles.

E.Rey

 

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