LE PAVILLON TURQUOISE

L’univers d’Eric Mauer II
Lors d’un bref séjour à Bordeaux, Éric Mauer nous a ouvert son atelier pour une visite guidée d’un univers singulier qu’il explore avec de multiples langages. Que ce soit la peinture, la musique, le son, le cinéma ou même l’art du vitrail, il excelle à creuser chaque discipline en profondeur, avec toute la passion et la curiosité qui caractérisent les créateurs les plus infatigables. Avec ce mélange subtil d’artiste en quête de sens et d’artisan exigeant quant à la perfection de la forme, il sait entraîner son public avec chaleur, volubilité et générosité dans ce voyage au cœur de la couleur, du son, de la lumière et de l’image. Grâce à de riches rencontres tout au long de son aventure de création, ses multiples talents lui auront permis de s’engager dans de nombreux et ambitieux projets.
Dans le Pavillon turquoise n°15 nous avons déjà eu l’occasion de vous présenter sa proposition de sonorisation du Voyage dans la lune de Méliès réalisée par Marc-Antoine Beldent. Cette fois-ci vous pourrez entendre son commentaire et découvrir, comme promis, d’autres facettes de son travail.
I – La création – Le vitrail
II – La peinture
III – Le son
IV – Commentaire du Voyage dans la lune
Lexikone n°11 – « Le Jardin, la nuit » de et par E.Rey
Qu’est ce que le Lexikone ? Une forme réunissant une image et un texte (dit en musique, pourquoi pas ?), comme une petite œuvre…

Là, le jardin, et le ciel plein d’étoiles ; il fait froid, le givre se dépose lentement et miroite faiblement sous l’éclat de la lune. La nuit est encore bien noire. « Je savais que tu viendrais ce soir. J’ai entendu ton appel tout à l’heure, comme le murmure du vent qui porte les lointains, comme un chuchotement à l’oreille du souvenir… » Je me lève, sans faire de bruit, la maisonnée est endormie… À travers le carreau de la fenêtre, on devine la vaste prairie qui s’étend jusqu’à la haie de lilas, tout au fond, là-bas… « Je sais que tu perçois mon regard qui s’émeut de te savoir si près de moi… C’est drôle, tout à l’heure avant de m’endormir, tout me pesait : le poids des ans, les tracas du quotidien, et tout ce qui appesantit l’âme au fil de l’existence… Tu sais, Yvette, elle ne pas très bien en ce moment… » « Tu ne dis rien, et pourtant ta présence silencieuse, là au cœur de la nuit sous ce ciel d’hiver sans nuage, suffit pour faire renaître l’espérance, celle de l’orée du jour, où tout s’éveille, où la journée à venir semble encore d’une durée infinie, où tous les possibles rejoignent ce rêve d’une vie lumineuse, ardente, en harmonie avec l’univers dans son exubérante fécondité, où l’échec cuisant de toutes les lassitudes du soir semble se dissoudre dans une éventualité si lointaine, qu’elle en paraît fictive, quasi illusoire… » J’ai envie de voyager, de voir la mer, de sentir la caresse du vent sur ma peau, la fraîcheur de la vague, le miroitement de l’eau sous le soleil d’été…
Texte et musique d’Emmanuel Rey – (Site personnel)
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